Visite à la Direction du Fonds Routier: Alassane Séidou galvanise le personnel

Le ministre des infrastructures et des Transports appelle le personnel à redoubler d'efforts dans le cadre de la mobilisation des recettes et surtout à lutter efficacement contre les surcharges pour la durabilité des routes...

 Juste après sa descente au Poste de péage et de pesage de Ekpè ce mercredi 4 juin, le ministre des Infrastructures et des Transports Alassane Séidou a effectué une visite à la Direction du Fonds Routier à Cotonou. Une première visite dans une direction sous-tutelle et stratégique depuis sa prise de fonction. Il s'agissait pour le ministre Alassane Séidou de prendre contact avec le personnel du Fonds Routier et surtout de le galvaniser pour le rôle important qu'il joue dans la politique globale du ministère en ce qui concerne la mobilisation des recettes pour l'entretien du réseau routier national. 

 C'est d'abord dans la salle de conférence de la direction du Fonds Routier que le ministre le ministre des Infrastructures et des Transports  a échangé avec le personnel avant de visiter des différents locaux.   

 le représentant du personnel Fassinou Luicius Aserne  au nom de ses collègues, a souhaité la bienvenue et plein succès au ministre Alasane Seidou avant que le Directeur du Fonds Emmanuel Kouton ne fasse l'état des lieux de la structure qu'il dirige. 

Parlant du financement des programmes d'entretien du réseau routier, Emmanuel Kouton a souligné que le Fonds a de la peine a recouvrer ses ressources dont la plupart transitent par le Trésor Public. 

"De 3,7 Milliards CFA en 1997, au démarrage du Fonds Routier restructuré, le niveau des ressources a culminé en 2011 à 48 milliards de Francs CFA (avec l'appui de l'Union Européenne), avant de retomber aujourd'hui à 19 Milliards de Francs CFA. Mais depuis plusieurs années, le Fonds Routier peine à recouvrer ses ressources dont la plupart transitent par le Trésor Public.... Sur la base de l'ensemble des ces engagements et du niveau actuel de la trésorerie du Fonds Routier, les besoins en ressources nécessaires à la couvertures des dépenses de l’exercice 2018 se chiffrent à 13,63 milliards de FCFA. Ce déficit de trésorerie menace sérieusement le financement à-coup du programme d'entretien routier, exercice 2018", a expliqué Emmanuel Kouton. 

 A l'insuffisance de ressources pour assurer le financement de l'intégralité des besoins en entretien routier et  le non reversement par le Trésors Public des taxes affectées collectées au cordon douanier au profit du Fonds Routier, le Directeur Emmanuel Kouton va ajouter trois autres difficultés.

 "...Le Fonds Routier est confrontés aujourd'hui à....l’insuffisance de son personnel, après les nombreux départs à la retraite enregistrés ces dernières années; l'obsolescence des textes qui régissent, au regard de l’évolution de ses activité et de la vision du Gouvernement dans le domaine des infrastructures routières. A toutes ces difficultés, s'ajoute la création de la Société des Infrastructures du Bénin (SIRB) dont le démarrage des activité dans les prochains mois privera le Fonds Routiers des seules ressources qui alimentent aujourd'hui sa trésorerie, celle tirées de  l'exploitation des postes de péage", a conclu Emmanuel Kouton

Alassane Séidou rassure et  galvanise le personnel...

 Le ministre Alassane a félicité le travailleurs du Fonds Routiers  et surtout  le directeur Emmanuel Kouton pour le travail qu'ils abattent.  Avec les ambitions du gouvernement dans le cadre de construction et de l'entretien des routes, le ministre des infrastructures et des transports a appelé les travailleurs a redoubler d'efforts.   

" Je dis que votre service est un maillon essentiel parce que notre ministère fait partie des ministères qui doivent assurer la visibilité du PAG. Et cette visibilité passe par la construction et l’entretien  des routes. C'est en cela que votre rôle est crucial. Votre rôle, c'est de mobiliser les ressources pour l'entretien des routes, encore que ces ressources ne suffisent pas pour assurer cet entretien.  Mais nous avons besoin de ses ressources parce que la route coûte de plus en plus chère.. Nous avons beaucoup d'ambitions dans le PAG par rapport à la construction et à l'entretien des routes. Donc vous devez redoubler d’effort" , a souligné le ministre Alassane Séidou qui a rappelé le rôle important du Fonds Routier dans le cadre de la lutte contre les surcharges qui sont  les premières causes de la dégradation poussée des infrastructures routières. 

" Non seulement vous mobilisez les ressources pour l'entretien, vous aidez aussi à contrôler la surcharge parce que l'ennemi de la route, c'est la surcharge.  C'est à cause de la surcharge que nos routes ne  durent pas et c'est à vous de contrôler, de veiller à ce qu'on puisse lutter efficacement contre ces surcharges...Nous ne pouvons pas reprendre la construction des routes trous les cinq ans, ce n'est pas possible. Nous n'avons pas les moyens. Lorsque nous construisons nos routes, elles doivent durer au moins dix ans", a ajouté le ministre des transports qui a  rassuré les travailleurs par rapport aux différentes doléances posées. 

Il faut  souligner que le Fonds Routier créé par décret N° 96-373 du 29 Août 1996,  est un maillon essentiel dans la politique du  Ministère des Infrastructures et des Transports en matière de financement de l'entretien du réseau routier national.  Il est chargé du financement des programmes d'entretien du réseau routier à charge du Ministère des Infrastructures et de certaines études y afférentes; de la gestion des conventions de concession des postes de péage. Sur les sept postes de péage/pesage qui sont aujourd'hui en exploitation, cinq sont gérés en régie par le Fonds Routier.  Il s'agit des poste de Grand-Popo, de Prèkètè, de Ekpè et de Siarou.  A rappeler qu'en  plus de ces deux missions statutaires, le gouvernement, par la convention N° 005/MTPT/MF/FR/CG/P du 19 janvier 1999, a confié au Fonds Routier, la gestion des fonds provenant de tous organismes au bénéfice d'infrastructures routières et annexes ainsi que la gestion de toutes activités complémentaires ou connexes au projet de développent du sous-secteur routier. 

B.N