Diplomatie : Patrice Talon au Nigéria pour dégeler la crise de la contrebande du riz

La question d'insécurité liée à la contrebande d'armes entre les deux pays a été aussi évoquée entre le président béninois et son homologue nigérian...

Le président béninois Patrice Talon a effectué une visite de travail dans l'après-midi de ce mercredi 25 mai au Nigeria.  Occasion de s'entretenir  avec son homologue nigérian Muhammadu Buhari sur plusieurs questions de coopération bilatérale. 

Le principal point au menu des échanges est la lutte contre la contrebande principalement la contrebande  de riz. En effet le Nigéria a dès 2015 pris des mesures avec les pays voisins afin de limiter le commerce transfrontalier de riz pour dynamiser la production locale de riz et assurer la sécurité alimentaire et économique des Nigérians. À cet effet, le gouvernement nigérian avait menacé de fermer ses frontières avec mle Bénin si des mesures idoines n'étaient pas prises. Face à cette situation préoccupante pour le Nigéria, les deux chefs d'État ont convenu de la mise en place d'un comité conjoint pour lutter contre la contrebande du riz, y compris avec le Niger qui constitue une autre frontière de la contrebande du riz à destination du Nigéria. Le président béninois a déploré le fléau de la contrebande de entre les deux pays arguant qu'elle affecte négativement les économies des deux états et constitue une menace pour les relations bilatérales. Il rencherit en disant que le Bénin est impuissant pour endiguer seul la contrebande du riz à destination des pays tiers mais que la mise en place d'un comité conjoint s'avère nécessaire pour combattre ce fléau. 

Accessoirement, le président nigérian a également évoqué le risque d'insécurité dans son pays lié à la contrebande d'armes de petit calibre et de munitions transitant par le Bénin à destination du Nigéria. 

Le président béninois Patrice Talon, a quant à lui, émis le souhait à son homologue nigérian, la possibilité de rallier le Nigéria au projet de la boucle ferroviaire Bénin - Niger. Le président Buhari a admis que cette opportunité pourrait être intéressante économiquement pour son pays mais a suggéré la réalisation d'une étude pour situer les tenants et aboutissants.

Avec DEA