Crise économique sous-régionale : "Le Bénin a des atouts pour contenir le mal", Frédéric Béhanzin

_Dans une réflexion pertinente, le président du Front Citoyen pense que le Benin pour dynamiser son économie, doit véritablement profiter du géant Nigeria...

_Dans une réflexion pertinente, le président du Front Citoyen pense que le Benin pour dynamiser son économie, doit véritablement profiter du géant Nigeria avec qui il partage 700 km de frontière.  Il interpelle cependant les institutions de la République notamment le Conseil Économique et Social  sur leur réel  rôle aux côtés du gouvernement pour booster cette économie qui retrouve peu à peu sa santé_

 Il s'est refusé toute agitation politique  dans son choix d'accompagner le gouvernement du Nouveau Départ dans sa stratégie de mettre le Bénin sur les rails du développement. Engagé aux côtés du chef de l'État Patrice Talon,  Frédéric Béhanzin travaille à faire du Front Citoyen qu'il dirige, une force de réflexions et de propositions pour la réussite du Programme d'Actions du Gouvernement.

 Dans cette nouvelle réflexion, le président du Front Citoyen qui s'est intéressé à la crise économique sous-régionale, pense que le Bénin surtout avec le dynamisme impulsé par le nouveau pouvoir, a toute les chances de s'en sortir s'il peut réellement tirer profit de la   proximité avec le géant de l’Est:  le Nigéria.  Selon Frédéric Béhanzin, le Nigeria  avec ses 200 millions d'habitants et  les 700km de frontière qu'il partage avec le Bénin, reste un grand marché qui peut  apporter de l’oxygène à la vitalité de  l'économique nationale.  Le président du Front Citoyen indique que le Bénin pour l'intérêt de son économie,  doit renouer avec les relations cordiales d'antan avec le géant de l'est. Des relations  qui permettaient au deux pays  de se compléter sur le plan économique. 

"Nos chefs d’Etat, au fil des années faisaient des descentes fréquentes dans ce pays pour négocier des facilités et améliorer les relations diplomatiques et commerciales bénino-nigérianes.  Mais nonobstant les actions au sommet de l’Etat, certains Béninois patriotes se lançaient également dans cette dynamique pour peser du poids de leur crédibilité dans le système afin de ramener des clients au Bénin pour plus d’activités dans le port de Cotonou et donc une meilleure santé de l’économie nationale", a-t-il souligner avant d'ajouter que "Cette stratégie d’antan qui avait beaucoup apporté à la vitalité économique de notre pays peut être ressuscitée, réorganisée et renforcée... toute politique économique mise en place au Bénin  doit savoir intégrer le paramètre ‘’Nigéria’’ à travers le flux des activités commerciales et tout le cortège d’activités connexes qu’il embrasse : le transport, le port, les formalités douanières"

Dans cette quête permanente de solution pour permettre au Bénin de faire face à cette  crise économique sous-régionale,  Frédéric Béhanzin pense que  les institutions de la République notamment le Conseil Économique et Social, ont un rôle déterminant à jouer aux côtés du gouvernement. 

"Dans la dynamique de recherche de barrière à ce vent de conjoncture économique, certaines institutions de la République peuvent apporter les fruits de leurs réflexions. Mises à part les institutions qui sont dans le feu de l’action comme le Gouvernement et le Parlement, le Conseil Economique et Social CES qui a le devoir constitutionnel d’avoir un regard sur les situations sociales et économiques dans notre pays, est interpellé. Pourquoi ne s’approprie-il pas ces stratégies définies par certains Béninois qui aiment leur pays, pour faire des propositions à l’Exécutif", a fait remarquer le président du Front Citoyen qui pense que le CES doit  démontrer son utilité en faisant l’auto saisine des situations économiques pour l’intérêt général. 

"Le régime TALON serait ravi de profiter de l’expertise et de cette proactivité des membres du CES qui peut beaucoup apporter au développement de notre pays", a-t-il conclu

B.N

Intégralité de la Réflexion du président du Front Citoyen

CRISE ECONOMIQUE SOUS-REGIONALE 

Le Bénin a des atouts pour contenir le mal 

Chaque fois qu’un débat s’ouvre sur la santé de l’économie nationale, il est toujours passionné, très engagé et parfois partisan. Chacun veut tirer le drap de son côté en démontrant soit que tout va bien, soit que le sous-développement de notre pays se renforce. Ce qui est sûr, il existe une morosité économique ambiante au plan régional contre laquelle le Bénin doit affuter ses armes. 

Situé dans l’espace CEDEAO, le Bénin jouit d’une proximité avec le géant de l’Est, pour ne pas dire le Nigéria, qui reste un grand marché (près de 200 millions d’habitants) et qui apporte de l’oxygène à la vitalité économique du Bénin. Les analyses macroéconomiques sont formelles sur la question à un point où le langage courant affirme que "lorsque le Nigéria éternue, le Bénin est enrhumé". C’est-à-dire donc que toute politique économique mise en place au Bénin  doit savoir intégrer le paramètre ‘’Nigéria’’ à travers le flux des activités commerciales et tout le cortège d’activités connexes qu’il embrasse : le transport, le port, les formalités douanières. Aussi le Bénin a pris l’habitude d’œuvrer  à une bonne et fructueuse collaboration avec ce pays frère afin de récolter de bons fruits. Car le Nigéria et le Bénin, c’est plus de 700 kilomètres de frontière.  

Nos chefs d’Etat, au fil des années faisaient des descentes fréquentes dans ce pays pour négocier des facilités et améliorer les relations diplomatiques et commerciales bénino-nigérianes. Mais nonobstant les actions au sommet de l’Etat, certains Béninois patriotes se lançaient également dans cette dynamique pour peser du poids de leur crédibilité dans le système afin de ramener des clients au Bénin pour plus d’activités dans le port de Cotonou et donc une meilleure santé de l’économie nationale. Ils se sont illustrés dans cette œuvre salutaire depuis le temps du régime Kérékou. Ce sont des acteurs portuaires ayant de très bonnes relations avec des opérateurs économiques nigérians. Ils pouvaient les persuader à titre personnel, à faire passer leurs marchandises par le port de Cotonou. Ainsi, le poumon de notre économie était fréquemment alimenté et sollicité. Les recettes douanières pouvaient s’en ressentir positivement et des secteurs clés comme le transport, le transit et autres activités peuvent connaître un regain de vitalité. Cette stratégie d’antan qui avait beaucoup apporté à la vitalité économique de notre pays peut être ressuscitée, réorganisée et renforcée. Ainsi, le Bénin ne manque donc pas d’atouts pour atténuer les effets néfastes de la crise économique sous-régionale dont les effluves pourraient avoir des impacts néfastes sur l’économie nationale qui loin d’être autarcique reste très ouverte et coopère avec celle des autres pays de l’Afrique et du Monde. 

Dans la dynamique de recherche de barrière à ce vent de conjoncture économique, certaines institutions de la République peuvent apporter les fruits de leurs réflexions. Mises à part les institutions qui sont dans le feu de l’action comme le Gouvernement et le Parlement, le Conseil Economique et Social CES qui a le devoir constitutionnel d’avoir un regard sur les situations sociales et économiques dans notre pays, est interpellé. Pourquoi ne s’approprie-il pas ces stratégies définies par certains Béninois qui aiment leur pays, pour faire des propositions à l’Exécutif. Cela pourrait accoucher des actions plus hardies nécessaires pour mettre notre pays davantage à l’abri de la morosité économique sévère. C’est vrai ! Nul n’ignore que le CES n’a qu’un avis consultatif sur les dossiers socio-économiques de la Nation mais il ne manque pas de créneau pour afficher ses actions en faveur du peuple. 

Au sujet de la morosité économique, le CES n’a encore formulé aucune recommandation au Gouvernement. Même si ce dernier se bat pour la stabilité économique et la dynamisation du monde des affaires, toute idée novatrice venant du CES ne serait pas de trop. Et comme on le dit chez nous : « trop de viandes dans la sauce, ne la détruisent pas ». Cette institution peut donc démontrer son utilité en faisant l’auto saisine des situations économiques pour l’intérêt général. Le régime TALON serait ravi de profiter de l’expertise et de cette proactivité des membres du CES qui peut beaucoup apporter au développement de notre pays. Un réveil est donc attendu ; car le Bénin dispose bien des atouts pour contenir d’éventuels effets néfastes de la crise économique sous régionale. Se réfugier dans l’inaction serait dangereux et suicidaire. 

Frédéric Béhanzin 

Président du Front Citoyen