Côtes-d'Armor. Pica se veut à l’écoute des pompiers béninois

Plus connue pour ses interventions d’urgence aux quatre coins de la planète, l’association a également pour mission de former et d’équiper, dans la mesure du possible, les pompiers à travers le monde.

2016 fut mouvementée, avec des missions d’urgence en Haïti et au Népal. Les membres de Pompier international Côtes-d’Armor œuvrent aussi à la formation des pompiers au Bénin.

Ils sont rentrés la semaine passée du Bénin. Plus exactement d’Abomey-Calavi, une ville de 700 000 habitants, au sud du Bénin, où œuvrent une centaine de pompiers.

C’est là, que Benjamin Le Goff, pompier professionnel à Guingamp, et Loïc Chaure, jeune retraité des sapeurs-pompiers de Saint-Brieuc, vice-président et membre de l’association Pica (Pompier international Côtes-d’Armor) se sont immergés auprès de leurs collègues béninois, en poste au centre de secours local, du 8 au 17 janvier.

Former et équiper

Plus connue pour ses interventions d’urgence aux quatre coins de la planète, l’association a également pour mission de former et d’équiper, dans la mesure du possible, les pompiers à travers le monde.

« Nous avions pour objectif d’évaluer les besoins, en matière de formation, de tenues, de matériels ou bien encore de véhicules pour permettre un meilleur fonctionnement du centre, mais surtout, des interventions de secours », rapporte Benjamin Le Goff.

Cette semaine a permis au binôme français de pointer moult carences à tous les niveaux. « Tous n’ont pas d’équipement contre le feu, les véhicules de secours ne sont pas adaptés à la prise en charge des blessés et j’en passe », poursuit-il.

Une situation à laquelle Pica, en partenariat direct avec le Sdis (Service départemental d’incendie et de secours) et le conseil départemental des Côtes-d’Armor, aimerait apporter un coup de pouce.

« Nous avons également eu l’occasion d’échanger avec le maire de la ville et des acteurs du territoire, mentionne le pompier professionnel. Le maire nous a bien spécifié qu’il prendrait en charge le transport des véhicules et autres matériels que nous acheminerons là-bas en septembre prochain. Avant qu’une équipe de trois personnes s’envole pour le sud du Bénin pour former les pompiers à ces matériels. »

Un geste de solidarité que Pica entend proposer à d’autres Sdis bretons. « 2 000 casques ont été réformés l’an passé à l’échelle du département, des équipements dont nombre de pompiers aimeraient bénéficier, souligne-t-il. Il en va de même pour les véhicules de secours qui doivent être remplacés… »

Une œuvre humanitaire qui, cependant, a un coût. L’occasion pour le vice-président de l’association de rappeler qu’à tout moment de l’année, il est possible pour tout un chacun de faire un don, aussi minime soit-il.

Source: www.ouest-france.fr