Bénin: La gouvernance Talon à la loupe du député Jean-Michel Abimbola

60 minutes pour éclairer de son opinion l’actualité et 30 minutes de questions-réponses des auditeurs. Sur l’émission Grand Rendez-Vous de Soleil FM ce dimanche 16 octobre, le député Jean-Michel ABIMBOLA n’a pas usé de langue de bois.

60 minutes pour éclairer de son opinion l’actualité et 30 minutes de questions-réponses des auditeurs. Sur l’émission Grand Rendez-Vous de Soleil FM ce dimanche 16 octobre, le député Jean-Michel ABIMBOLA n’a pas usé de langue de bois. Autant il a jeté des fleurs au gouvernement de Patrice TALON, autant il a déploré quelques péchés. Un ancien ministre ayant servi Boni YAYI jusqu’à la fin du régime peut-il défendre Patrice TALON ?, s’interrogent certains citoyens. Sans détours, il a répondu: « Il est loisible de dire que je suis resté jusqu’au bout. Je ne renie pas que j’étais du système. J’assume ma part de responsabilité ».

Face aux critiques des insurgés, l’invité a fait remonter à la surface de la mémoire qu’avant même les positionnements pour les élections législatives en 2015, il était déjà en rupture de ban avec Boni YAYI. Fort de son expérience gouvermentale, l’ancien ministre a expliqué que quand on est membre d’un gouvernement, on n’occupe pas les médias pour fournir des explications à tout-va sur ses positions personnelles. «En octobre 2015, j’ai fait un congrès de mon parti RND et jusqu’à présent, il n’y a jamais eu une charge aussi violente contre le régime.» Bien qu’étant du système, il a soutenu avoir utilisé les marges de manœuvre autant que possible.

En six mois, Jean-Michel ABIMBOLA a fait observer un nouveau style de gouvernance. « Patrice TALON, c’est quelqu’un qui va vite et qui tranche ».  Au regard du mandat unique qu’il a annoncé faire, le député note que c’est une course contre la montre pour le président. A propos des réformes en cours, il avertit : « Pour avoir été le Ministre de l’Economie Maritime à une époque, je peux vous assurer que si vous ne préparez pas bien une réforme, si vous ne prenez pas le temps de permettre aux gens de s’en imprégner, cela a beau être la meilleure réforme du monde, mais ce sera un échec. »

Le soutien de Jean-Michel ABIMBOLA à l’exécutif ne l’empêche pas de nuancer. « Qu’on veuille réformer la carte universitaire, personne n’est contre », précise-t-il. Pour lui, les députés ont besoin de discernement sur les objectifs et la cohérence de cette carte universitaire. « Que les députés soient d’accord ou pas, que le peuple soit d’accord ou pas, la constitution donne des armes au gouvernement de passer. Le gouvernement est passé et il assume. » Au-delà de tout, Jean-Michel ABIMBOLA a insisté sur la nécessité de faire en sorte que le maximum de gens puisse adhérer aux réformes. « Nous qui disons que nous soutenons le gouvernement, nous avons besoin de bien comprendre afin de pouvoir mieux expliquer à nos populations. »

Quid de la loi portant cadre juridique sur le Partenariat Public Privé. Sous sa casquette d’économiste gestionnaire, l’initiateur de la loi soutient que le PPP va permettre de capter les investissements, entre autres, énergétiques, routiers, touristiques, les investissements dans les infrastructures sanitaires... Le Président de la Commission du Plan, de l’Equipement et de la Production soutient que cette loi va permettre au gouvernement de mettre en œuvre une politique ambitieuse pour développer notre pays. Il n’a pas manqué d’insister sur les innovations qui évitent les écueils. Le premier projet de budget de Patrice TALON a été également décrypté. « Avec beaucoup d’optimisme, nous pouvons dépasser les prévisions », rassure Jean-Michel ABIMBOLA.

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