Après Jean-Eudes FEMI: Le policier Dah Lokonon malade du foie, succombe pour défaut d'évacuation sanitaire

Le défunt était en service à la Direction départementale de la police républicaine de l’Ouémé...

 Après le  petit Jean Eudes FEMI qui est décédé il y a environ un mois  des suites de leucémie pour défaut d'évacuation sanitaire, c’est le tour de Jacques Dah Lokonon, officier de la police républicaine malade de cirrhose de foie et bloqué au Bénin qui a finalement succombé.  En service à la Direction départementale de la police républicaine de l’Ouémé, le policier Jacques Dah Lokonon malade depuis des lustres de cirrhose de foie, a fini par rendre l’âme pour défaut d'évacuation sanitaire. Les appels de pied, les négociations et même les intenses communications  sur les réseaux sociaux n’ont pu attendrir les gouvernants et les contraindre à faire diligence pour sauver ce jeune policier, marié et père de deux petits enfants. 

 Une énième situation qui face aux reformes sanitaires du gouvernement, pose une fois de plus l'interrogation sur le sort réservé aux pauvres qui confrontés à des cas urgents de maladies,  n'ont pas la possibilité de voyager pour s'offrir des soins adéquats.  Si la volonté du gouvernement de réduire les évacuations sanitaires  devenues trop coûteuses pour le trésor public vise à faire de l'économie drastique à l'État afin de  consentir les ressources pour l'amélioration des plateaux techniques des hôpitaux, le président de l'ONG Bénin Diaspora pense que ce sont les dirigeants qui s'en tirent d'affaire.  « Notre  ONG  exige  du gouvernement  une réflexion  et   la   même  rapidité  de  prise  en  charge  et  un  traitement  particulier  des  dossiers  d'évacuations   sanitaires  que  celui   du  ministre   de  cadre de vie  Didier  José Tonato  qui  n'a  pris que...48 heures », avait-il récemment martelé en faisant allusion à l’évacuation urgente il quelques mois  du ministre du Cadre de Vie. 

 Il faut souligner au passage que la cirrhose est la phase ultime des maladies de foie et qui nécessite un traitement rigoureux et diligent.

 Deux citoyens dont ce soldat au service de la patrie, décédés déjà pour des cas urgents sans aucune diligence des autorités.  Cela amène à s'interroger sur la cible réelle des réformes sanitaires du gouvernement. 

B.N